Luxe horloger : la vraie définition…

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Luxe horloger : la vraie définition… (juin 2015)

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Dans un monde où la situation économique demeure pour le moins complexe, la haute horlogerie conserve une position enviable. Mais de quel luxe parle-t-on ?

La première vision que l’on peut avoir du luxe horloger concerne l’attrait pour une marque. Une histoire ancienne constituant l’un des principaux atouts d’une maison de prestige, s’offrir une montre portant une signature célèbre, ce n’est pas seulement acheter un instrument capable de donner l’heure, mais surtout acquérir un petit morceau de légende. Arborer ce type de montre représente évidemment un facteur de reconnaissance sociale.

Mais cette réalité conduit à son exact opposé : à force de voir les membres de sa caste arborer les mêmes montres, certains choisissent de se démarquer en allant frapper à la porte d’horlogers indépendants. Loin des grands groupes produisant des centaines de milliers de pièces par an, il existe de petits créateurs indépendants qui ne fabriquent qu’une poignée de montres chaque année. De véritables chefs-d’œuvre exprimant toutes les audaces créatives. Certes, des noms comme Voutilainen, Strehler, Ballouard ou Grönefeld restent méconnus du grand public, mais les initiés savent de quoi ces alchimistes du temps sont capables.

De plus en plus de collectionneurs suivent la carrière de ces artisans indépendants dont ils achètent les créations avec délectation… et discrétion. On peut parler dans ce cas de « luxe de la rareté ».

Dans le cœur de nombreux amateurs de haute horlogerie, perfection rime avec complications (qu’elles se nomment fonction chronographe, quantième perpétuel ou répétition minutes, sans oublier le mythique tourbillon) ou bien innovation.

Plus classiques sont les métiers d’art comme le sertissage, l’émaillage ou la gravure qui permettent la naissance de pièces constituant la quintessence du luxe horloger selon de nombreux collectionneurs.

Maisons de renom, matériaux de prestige, extrême rareté, complications sophistiquées, créations technologiques, innovations conceptuelles, savoir-faire artistiques : là résiderait donc le jeu des 7 familles de la haute horlogerie ? Sans doute. Mais finalement, et si le vrai luxe horloger, c’était simplement savoir prendre son temps…

Ekaterina Sotnikova

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