Gros plan sur les cadrans

Gros plan sur les cadrans (Avril 2016)

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Sur une montre, on ne voit que lui ou presque. Le cadran attire les regards, traduit le style du modèle et met en scène les complications du mouvement. Un métier spécifique lui est même dédié : celui de “cadranier”. Les horlogers présents chez Ekso réalisent des cadrans aux allures d’œuvres d’art…

Si l’on a coutume de dire que le cœur d’une montre est constitué par son mouvement, son visage n’est autre que le cadran. C’est lui qui traduit sa personnalité et son style. C’est au latin quadrans, “le quart”, de quadrare, “former un carré”, que l’on doit le nom de cette plaque – le plus souvent circulaire – portant des chiffres et des index permettant de lire l’heure et différentes indications. Jadis, les cadrans solaires arboraient en effet une forme de quadrilatère.

De nos jours, les cadrans des montres de haute horlogerie sont réalisés en laiton ou en matériaux nobles comme l’or ou l’argent. Ils peuvent être peints, laqués, émaillés, ornés d’un guillochage réalisé directement sur la surface de métal, recouverts d’une fine plaque de nacre ou sertis de diamants.

Parfois, le cadran disparaît purement et simplement, laissant le regard plonger au sein même des rouages de modèles dits “squelettes”.

Composant majeur d’une montre, le cadran permet aux horlogers d’exprimer tout leur talent artistique. Dans ce domaine, le champ créatif semble sans limite et l’on voit apparaître des cadrans en pierre de météorite, en métal de récupération, en défense de mammouth, en bois fossilisé, en tissu précieux, en mosaïque, voire même en ailes de papillons, en plumes d’oiseaux ou en pétales de fleurs !

A elles seules, les techniques de l’émaillage résument toute la difficulté de fabrication d’un cadran faisant appel aux métiers d’art. Qu’il s’agisse d’émail grand feu, de champlevé, de cloisonné, de plique-à-jour ou de peinture sous fondant, le plus grand savoir-faire est requis. De multiples passages au four à des températures supérieures à 800° C peuvent ruiner des jours d’efforts au moindre faux pas : de 30 à 60 heures sont parfois nécessaires pour produire un cadran reproduisant un tableau, par exemple, grâce à une vingtaine de couches d’émail successives.

C’est dire à quel point les nouvelles montres au cadran émaillé signées Kari Voutilainen, comme celles possédant un cadran superbement gravé à la main, font figures de véritables chefs d’œuvre.

Une catégorie dans laquelle les pièces de Ludovic Ballouard appartiennent tout naturellement. A l’image de son Upside Down Platinium qui, outre son affichage des heures unique au monde, possède un cadran mariant or, diamants et marquèterie de nacre. Et que dire de sa version baptisée Milky Way, dont le cadran d’un blanc laiteux tire sa couleur de la galalithe, un polymère issu de la caséine, c’est-à-dire du lait ! Un lait Swiss made, évidemment…

Ekaterina Sotnikova

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